Plantes et champignons

Chêne pubescent
Quercus pubescens

Chêne blanc ou pubescent. Hauteur maximale à Païolive: 20 mètres, diamètre maximal du tronc: 1,10 m. Les sujets les plus âgés connus ont 200-250 ans. Son fruit est le gland. Ses feuilles meurent à la fin de l’automne et tombent à la fin de l’hiver. Il perd ses feuilles en hiver. C’est le roi de Païolive et vous le trouverez partout. Il est appelé pubescent car la face inférieure de ses feuilles est couverte de petits poils qui maintiennent une certaine humidité. Aux aisselles des nervures de la face inférieure on peut observer de petits acariens, les domacies, qui sont en symbiose avec la feuille et la protègent des attaques de champignons.


Chêne vert
Quercus ilex

Le Chêne vert, toujours vert même en hiver. Vous le distinguerez aisément du chêne blanc grâce à ses feuilles coriaces et souvent épineuses ainsi qu’à son écorce. A Païolive il est plus répandu dans les endroits les plus secs et caillouteux. Dans l’ordre normal des successions végétales, il vient après les arbustes de garrigue et finit par être supplanté par le chêne blanc.


Alisier torminal
Sorbus torminalis

Cet arbre de la famille des Rosacées n’est pas le plus fréquent à Païolive mais vous le trouverez surtout dans les endroits plus frais et ombragés, par petits groupes dispersés. Il est reconnaissable à sa feuille. Son tronc est mince. Il témoigne d’une bonne variété d’essences dans le bois. Il porte un fruit qui peut être distillé.


Tilleul à grandes feuilles
Tilia platyphylos

Ce tilleul, peu commun en région méditerranéenne, est peu exigeant et se trouve à Païolive dans des endroits ombragés où il se dresse haut pour chercher la lumière. Son fruit peut servir en infusion et au moment de la floraison les tilleuls répandent une agréable odeur dans le bois.


Erable de Montpellier
Acer monspessulanum

Cet arbre est très répandu dans les endroits dégagés ou clairs car il aime la lumière. On le trouve donc sur les Gras mais aussi dans les parties claires du bois. Sa feuille est très reconnaissable. Au printemps ses fleurs sont très mellifères et à l’automne son feuillage rouge et or se repère de loin.


Ceterach officinal
Asplenium ceterach

Cette espèce de fougère méridionale est commune sur les rochers ou dans les murs à l’ombre. Les fougères sont des végétaux très anciens ( des millions d’années) qui ont inventé la tige, avec la lignine, et les racines. Les fougères ont, comme les mousses, encore besoin d’eau pour se reproduire : observez sousles feuilles leurs sores (fructifications contenant les sporanges) ) mûrs en hiver et au début du printemps.


Fragon petit-houx
Ruscus aculeatus

Cet arbuste de la famille des Liliacées, qui ne dépasse pas 60 cm est commun à Païolive dans les sous-bois ombragés. Il porte des baies d’un rouge vif qui persistent tout l’hiver. Ces baies sont toxiques mais les jeunes pousses terminales au printemps sont comestibles comme des asperges sauvages. Le rhizome a des propriétés médicinales pour la circulation sanguine.


Garance voyageuse
Rubia peregrina

Famille des Rubiacées. C’est une liane qui peut atteindre un mètre de long. Ses feuilles ont des dents crochues sur la bordure médiane et le bord du limbe, qui peuvent s’accrocher au vêtement des marcheurs, d’où son nom de « voyageuse ». Une espèce voisine a été utilisée pour produire des teintures rouges.


Lierre
Hedera Helix

Le lierre est très commun à Païolive, c’est l’une des sept lianes du Bois (clématite, salsepareille, tamié, ronce, garance voyageuse, vigne sauvage, chévrefeuille). Certains lierres deviennent aussi épais que des troncs d’arbres. Ils ne nuisent pas à leur hôte mais au contraire lui apportent des oligo-éléments et enrichissent l’écosystème en offrant un abri et une nourriture par ses fleurs (abeilles solitaires) et ses fruits (grives). Il contient des saponines toxiques mais qui permettent d’en faire, en décoction, une lessive ou un détergent.


Ronce à feuille d’Orme
Rubus ulmifolius

La Ronce est commune elle-aussi. Les tiges, armées d’aiguillons sont recouvertes d’une pellicule poudreuse appelé pruine. Le fruit est très apprécié. Elle recolonise les milieux arides. Les fourrés qu’elle forme abritent une riche biodiversité : plusieurs papillons, oiseaux, rongeurs comme le muscardin.


Ronce
Rubus fructicosus

La Ronce est commune elle-aussi. Les fourrés qu’elle forme abritent une riche biodiversité : plusieurs papillons (sur la photo, le Vulcain), oiseaux, rongeurs comme le muscardin.


Chèvrefeuille d’Etrurie
Lonicera etrusca

Encore une liane très commune à Païolive et dans les Gras. Comme les lianes il favorise le déplacement de nombreuses espèces du sous-bois. Plusieurs espèces de papillons le fréquentent, notamment de nuit et c’est la nuit qu’il émet son parfum.


Orchis pyramidal
Anacamptis pyramidalis

Cette belle orchidée est l’une des plus communes à Païolive. elle fleurit assez longtemps, d’avril à juillet. Très prisée par les papillons elle les leurre car elle ne leur offre pas de nectar. Mais sa fleur est bienadaptée aux trompes des lépidoptères, diurnes et nocturnes, qui assurent la pollinisation.


Salsepareille
Smilax aspera

Très commune à Païolive, cette liane à la tige épineuse offre de beaux fruits rouges en grappe en novembre-décembre. Elle contribue à rendre impénétrables de nombreuses parties du Bois . Sa racine est utilisée en phytothérapie.


Sceau de Salomon
Polygonatum odoratum

Cette plante de sous-bois peut former à Païolive de belles stations qui offrent au printemps des grappes de fleurs en clochettes. Son nom vulgaire vient de ce que le rhizome porte des cicatrices évoquant la figure dite sceau de Salomon (deux triangles entrelacés inscrits dans un cercle).


Amadouvier
Fomes fomentarius

Ce champignon de la famille des Polypores porte des bourrelets concentriques de taille décroissante en allant vers la marge. Il se rencontre à Païolive sur les troncs des chênes, surtout âgés et y reste jusqu’à leur mort. Il pousse en console sur le tronc et parasite l’arbre, transformant la lignine en filaments blancs, ce qui peut amener l’arbre à casser. Il n’est pas comestible mais fournit l’amadou, substance facilement inflammable qui a servi depuis la préhistoire. Il est utilisé aussi en phytothérapie et a fourni des feutres.


Bolet de Dupain
Boletus dupainii

Tubes jaunes, pores rouge vif, bleuissant au toucher. Pied jaune recouvert de ponctuations rouges. Chair jaune pâle, peu bleuissante à faible odeur agréable. Il habite surtout sous les chênes. Il est comestible, mais à protéger. Contrairement à une opinion répandue, les champignons qui bleuissent ne sont pas tous toxiques. Le bleuissement est dû à la présence d’un acide, le boletol, qui mis en présence d’oxygène et d’eau se transforme en boletoquinone, de couleur bleue.


Lactaire zoné
lactarius zonarius

Chapeau (7-12 cm) jaunâtre, zoné d’orangé. Lames blanches à jaune rougissant. Pied jaunâtre, un peu creusé de petites fossettes irrégulières. Chair blanchâtre à odeur fruitée, latex blanc, très âcre.?Habitat : surtout sous les chênes. Le lactaire zoné est commun vers la fin de l’été et en automne sous les feuillus (chênes, charmes) en terrain argilo-calcaire. C’est une espèce de belle taille, assez trapue, d’un bel ocre qui tire sur l’orange fauve. L’espèce, non comestible, est à rejeter.


Oreille de Judas
Auricularia auricula-judae

Ce champignon est en forme d’oreille, de 2 à 7 cm. La face interne est feutrée, brunâtre ou rougeâtre. La face externe est lisse et brun plus foncé. La chair est coriace, sans odeur ni saveur. Cette espèce est fréquente sur le bois mort ou des vieux arbres feuillus, sur sureau, hêtre, peuplier notamment. Il est comestible cru et en salade. En Extrême-Orient, elle est utilisée en médecine traditionnelle, car elle contient des composés anticancéreux.


Polypore versicolor
Trametes versicolor

Chapeau de 4 à 15 cm environ, en forme de console à surface veloutée se déployant en éventail, à marge ondulée, généralement en groupes imbriqués, de couleurs zonées allant du blanc au gris, au beige, au bleu-gris, gris violacé voire au noir, plus clair à blanchâtre à la marge. Il se développe souvent en étages superposés imbriqués les uns dans les autres. Ce champignon n’est pas toxique mais trop coriace pour être consommé. Il peut rester en place plusieurs années et contribue à décomposer le bois.