Insectes et araignées

Araignée ocre
Olios argelasius

Cette espèce d’araignée est commune à Païolive mais ce n’est qu’une des 180 espèces d’araignées identifiées, sur les trois ou quatre cents qui doivent y exister. Parmi les plus belles, les « araignées-crabes » qui peuvent se trouver dans les corolles des fleurs dont elles ont les couleurs. Les plus impressionnantes sont les Lycoses qui transportent leur cocon attaché. Les petites araignées éclosent, restent quelque temps groupées sur le dos de l’abdomen de leur mère avant de se disperser dans la nature.


Bupreste du chêne
Coraebus fasciatus

Le Bupreste du Chêne est un magnifique Coléoptère de 13-16 mm de long. L’œuf est pondu dans l’écorce d’un rameau sain. La larve creuse sa galerie dans les couches corticales internes, puis dans le cambium, la mince couche de cellules vivantes de l’arbre. Au moment de se transformer en nymphe, la larve creuse à la base de la branche où elle s’est développée une galerie circulaire dans le cambium, ce qui dessèche la branche, puisque la sève ne peut plus circuler. La nymphe se transforme en insecte adulte en juin. Vous pouvez observer des chênes sains avec des branches mortes de faible diamètre. C’est l’œuvre du Bupreste du Chêne.


Grand capricorne
Cerambyx cerdo

Ce magnifique Longicorne peut atteindre 5 centimètres de long. Le mâle a des antennes plus longues que le corps et plus longues que celles de la femelle. Les soirs d’été vous pouvez le voir voler à faible hauteur, le corps à la verticale. Son activité est crépusculaire. L’adulte peut, s’il est saisi, mordre et émettre une stridulation aigüe. Sa larve creuse des galeries ovales de la section du pouce dans les Chênes et autres essence feuillues. Elle est capable de digérer la cellulose du bois.


Cerf-Volant
Lucanus cervus

Les plus grands mâles de ce coléoptère peuvent atteindre 7 cm à Païolive. Le mâle est identifiable par ses grandes mandibules. La larve se développe pendant plusieurs années dans du bois déjà décomposé. L’espèce est observable en vol au crépuscule, le battement de ses ailes émettant un ronflement, ou bien sur les écorces.


Cétoine bleue
Eupotosia mirifica

Le joyau de Païolive. Le Bois est le seul site de France à en abriter une population importante. Mais vous n’avez que peu de chances de l’apercevoir puisque l’adulte habite la canopée. Cet insecte d’une couleur rare dans le monde animal est inféodé aux vieilles chênaies. La présence de cette cétoine très exigeante à Païolive témoigne de l’ancienneté et de la qualité de la chênaie.


Cigales
Cicadettinae, Cicadinae, Tibicininae

Il existe six espèces de cigales à Païolive. Toutes peuvent être distinguées par leur chant. Parmi elles, seules trois espèces sont très communes et sont susceptibles d’être entendues presque partout. Les autres espèces sont plus discrètes. Elles vivent à l’état de larves sous terre pendant une durée de deux à six ans. Leur chant sature l’espace sonore de l’été mais il est plus difficile d’apercevoir le chanteur (seul le mâle chante) qui se tait quand on s’approche trop près. Par contre vous observerez des étapes de l’émergence de la larve : les exuvies sur des arbres ou des herbes (photo) ou observerez au sol les trous laissés par la larve en sortant du sol.


Rhinocéros
Oryctes nasicornis

Cet autre scarabée lié au bois mort n’est pas rare à Païolive, sur les souches, les écorces des arbres. Il peut atteindre 4 cm. La corne du mâle est caractéristique. La larve se développe dans le bois en décomposition ou dans le terreau (ou dans le compost).


Leste brun
Sympema fusca

On peut rencontrer de nombreuses Libellules à Païolive. Comment les distinguer ? Souvent par la position des ailes au repos. Celle-ci est une Demoiselle et maintient ses ailes au repos parallèle à l’abdomen et non à demi-ouvertes. Cette famille est la seule à passer l’hiver sous sa forme adulte. À l’automne, après la ponte, ces insectes fréquentent les habitats ensoleillés semi-ouverts avant d’affronter les rigueurs hivernales plaqués contre une tige ou dissimulés sous des pierres ou des végétaux.


L’Empuse
Empusa pennata

Très mimétique cette mante est difficile à apercevoir si elle ne bouge pas. Elle se nourrit de petites proies, sa larve est très reconnaissable avec son abdomen toujours relevé. Les empuses sont adultes entre mai et août et ce sont les jeunes individus – les « diablotins » – qui passent l’hiver contrairement aux autres mantes.